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Flash ravageurs : Le charançon des siliques

Faites attentions aux charançon des siliques

Si ce charançon est présent dans les parcelles de Colza depuis plusieurs semaines, c’est depuis quelques jours seulement que les seuils de sensibilités sont atteints de manière plus systématique.

Pour les passsionnées des petites bêtes c’est le moment d’aller voir!
Pour plus d’information concernant ces ravageurs n’hésitez pas à consulter le site de Terres innovia (CETIOM) consacrée aux ravageurs : Charançon des siliques.

Le charançon des siliques est déjà présent dans les parcelles de colza depuis parfois plusieurs semaines.

Jusqu’à présent le stade de sensibilité des colzas n’était pas toujours atteint (voir BSV de votre région).

 

– Seuil de sensibilité du colza : de la formation des premières siliques (G2) aux 10 premières siliques bosselées (G4)

– Seuil de risque : 1 charançon sur 2 plantes

 

La pression du charançon des siliques associée à un stade de développement plus ou moins atteint incite à être particulièrement vigilant vis-à-vis de ce ravageur.

Les dégâts occasionnés par le charançon lui-même sont considérés le plus souvent comme marginaux. La nuisibilité est provoquée par les cécidomyies qui utilisent les piqûres des charançons des siliques comme porte d’entrée au dépôt de leurs pontes.

 

Reconnaître les stades de sensibilité du colza au charançon de la tige

Stade G2 Stade G4
Les 10 premières siliques ont une
longueur comprise entre 2 et 4 cm.

Les 10 premières siliques ont une
longueur supérieure à 4 cm.

Raisonnez les interventions selon le stade du colza et la pression insectes

– Parcelles n’ayant pas encore atteint le stade G2 : peu de risque

Aucune intervention n’est justifié

 

– Parcelles ayant atteint le stade G2 : une application insecticide est justifié si le colza se situe entre G2 et G4 ET que l’on observe en moyenne 1 charançon sur 2 plantes

Contre les charançons des siliques, seules les pyréthrinoïdes sont efficaces. Choisir un produit homologué pour cet usage et bénéficiant de la mention abeilles (se référer aux étiquettes des produits).

Dans le cas où un traitement a déjà été appliqué, ne pas réintervenir.

Insecticides utilisables en pulvérisation foliaire

 

Les abeilles butinent, protégeons les ! Suivez la réglementation «abeille»

1 – Il est formellement interdit de mélanger pyréthrinoïdes et triazoles ou imidazoles durant la floraison. Ces familles de matières actives doivent être appliquées à 24 heures d’intervalle en appliquant la pyréthrinoïde en premier.

2 – Pendant la floraison mais toujours en dehors de la présence d’abeilles, utiliser un produit autorisé (mention abeilles) et intervenir de préférence tard le soir lorsque les ouvrières sont dans la ruche ou lorsque les conditions climatiques ne sont pas favorables à l’activité des abeilles, ceci afin de les préserver ainsi que les auxiliaires. Les applications du soir sont à privilégier car le délai entre l’application et la reprise de butinage est plus long.

3 – N’intervenir sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter scrupuleusement les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, qui sont mentionnées sur la brochure technique (ou l’étiquette) livrée avec l’emballage du produit.

En savoir plus :
–    Plaquette «les abeilles butinent»
–    Note nationale BSV « L’abeille, une alliée pour nos cultures : protégeons-là ! »

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Auxiliaires Ravageurs

Des nouvelles sur les systèmes de cultures innovants

Après vous avoir donné des nouvelles de l’ACTA concernant la tâche 1, en voici sur la tâche 3 !

Cette dernière est la deuxième partie de mon stage de fin d’étude. Elle est en lien direct avec la 1ère. En effet, les données bibliographiques de la BDD construite dans la tâche 1 vont être utilisées afin de concevoir des systèmes de culture innovants, ainsi que des arbres décisionnels avec l’outil DEXi (tâche 3.2). Ces derniers seront envisagés à trois échelles : experts, conseillers et agriculteurs.

C’est en collaboration avec l’INRA de Nancy que l’ACTA réalisera ceci. Les arbres de décision évalueront des systèmes de culture en termes de « potentiel auxiliaires » et de pression en ravageurs. Les données d’entrée dont l’outil a besoin sont les pratiques culturales, l’environnement de la parcelle et ses aménagements paysagers.

Bien évidemment, les arbres ne porteront pas sur tous les ravageurs et auxiliaires existants en grandes cultures. Seuls certains d’entre eux ont été sélectionnés par le groupe de travail, en fonction de leur grande nuisibilité ou de l’importance de leur rôle de régulation. Concernant les ravageurs, ce sont les pucerons d’automne et de printemps, les limaces, les taupins, la pyrale, la chrysomèle, et pour les auxiliaires, les micro-hyménoptères, les carabes, les syrphes et les araignées.

Le groupe de travail réalisera au départ des arbres les plus détaillés possibles puis il les simplifiera afin qu’ils soient accessibles aux conseillers et agriculteurs.

Une rencontre entre l’ACTA et l’INRA de Nancy a eu lieu mi-mai afin d’initier la création des arbres.

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA