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Auxiliaires

Foire aux Questions n°1

Quand les relevés doivent-ils commencer ?

Le  1er relevé est à effectuer semaine 19 (6 au  12 mai) ou semaine 20 (13 au 19 mai), ce départ différé est laissé au choix des participants car la multiplication des jours fériés peut être à l’origine d’un manque de « main d’œuvre » pour la mise en place des protocoles.

Quand dois-je mettre en place mes pièges ?

Les pièges sont à mettre en place la semaine précédant le 1er relevé ce qui correspond soit à la semaine 18 (29 avril au 5 mai) soit à la semaine 19 (6 au  12 mai).

Je veux mettre des pièges cornets, comment faire ?

Dans le cadre d’Auximore nous conseillons la mise en place d’un seul piège cornet. Celui-ci sera dans l’aménagement, positionné dans le sens de la longueur de la bande avec de préférence l’ouverture vers le Nord pour optimiser le nombre de capture dans la mesure où les syrphes se dirigent vers le soleil. Idem pour une tente malaise

Et par rapport aux autres dispositifs de piégeage ?

En effet il est important que les pièges soient placés de façon à ne pas interagir entre eux. Dans le cas du piège cornet, il faut veiller à le disposer à une distance de 50m minimum des cuvettes jaunes, qui possèdent un pouvoir attractif sur les pollinisateurs.

Planche à invertébrés terrestres : dans l’aménagement ou dans la culture ?

Les planches à invertébrés terrestres doivent être dans la bordure intérieure, c’est-à-dire dans la culture juste à l’interface avec l’aménagement.

Le liquide de conservation : 350g de sel par litre d’eau ???

Dans les pots Barber et les cuvettes jaunes il est demandé de mettre du liquide de conservation ; ce liquide saturé en sel a pour but de limiter la décomposition des individus capturés. L’eau est saturée lorsqu’elle n’est plus capable de dissoudre le sel, la quantité de sel à ajouter pour atteindre ce palier dépend de la température mais grosso modo il faut 350 g de sel par litre d’eau.

Un certain nombre d’entre vous m’a fait part de leur doute face à ce chiffre ; celui-ci étant donné à titre indicatif il est possible pour chacun de procéder à son propre étalonnage de saturation. Pour cela il suffit d’ajouter progressivement du sel dans de l’eau jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en mesure de le dissoudre.

Lucie Lausecker – Muséum National d’Histoire Naturelle

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Ravageurs

Flash ravageurs : Le charançon des siliques

Faites attentions aux charançon des siliques

Si ce charançon est présent dans les parcelles de Colza depuis plusieurs semaines, c’est depuis quelques jours seulement que les seuils de sensibilités sont atteints de manière plus systématique.

Pour les passsionnées des petites bêtes c’est le moment d’aller voir!
Pour plus d’information concernant ces ravageurs n’hésitez pas à consulter le site de Terres innovia (CETIOM) consacrée aux ravageurs : Charançon des siliques.

Le charançon des siliques est déjà présent dans les parcelles de colza depuis parfois plusieurs semaines.

Jusqu’à présent le stade de sensibilité des colzas n’était pas toujours atteint (voir BSV de votre région).

 

– Seuil de sensibilité du colza : de la formation des premières siliques (G2) aux 10 premières siliques bosselées (G4)

– Seuil de risque : 1 charançon sur 2 plantes

 

La pression du charançon des siliques associée à un stade de développement plus ou moins atteint incite à être particulièrement vigilant vis-à-vis de ce ravageur.

Les dégâts occasionnés par le charançon lui-même sont considérés le plus souvent comme marginaux. La nuisibilité est provoquée par les cécidomyies qui utilisent les piqûres des charançons des siliques comme porte d’entrée au dépôt de leurs pontes.

 

Reconnaître les stades de sensibilité du colza au charançon de la tige

Stade G2 Stade G4
Les 10 premières siliques ont une
longueur comprise entre 2 et 4 cm.

Les 10 premières siliques ont une
longueur supérieure à 4 cm.

Raisonnez les interventions selon le stade du colza et la pression insectes

– Parcelles n’ayant pas encore atteint le stade G2 : peu de risque

Aucune intervention n’est justifié

 

– Parcelles ayant atteint le stade G2 : une application insecticide est justifié si le colza se situe entre G2 et G4 ET que l’on observe en moyenne 1 charançon sur 2 plantes

Contre les charançons des siliques, seules les pyréthrinoïdes sont efficaces. Choisir un produit homologué pour cet usage et bénéficiant de la mention abeilles (se référer aux étiquettes des produits).

Dans le cas où un traitement a déjà été appliqué, ne pas réintervenir.

Insecticides utilisables en pulvérisation foliaire

 

Les abeilles butinent, protégeons les ! Suivez la réglementation «abeille»

1 – Il est formellement interdit de mélanger pyréthrinoïdes et triazoles ou imidazoles durant la floraison. Ces familles de matières actives doivent être appliquées à 24 heures d’intervalle en appliquant la pyréthrinoïde en premier.

2 – Pendant la floraison mais toujours en dehors de la présence d’abeilles, utiliser un produit autorisé (mention abeilles) et intervenir de préférence tard le soir lorsque les ouvrières sont dans la ruche ou lorsque les conditions climatiques ne sont pas favorables à l’activité des abeilles, ceci afin de les préserver ainsi que les auxiliaires. Les applications du soir sont à privilégier car le délai entre l’application et la reprise de butinage est plus long.

3 – N’intervenir sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter scrupuleusement les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, qui sont mentionnées sur la brochure technique (ou l’étiquette) livrée avec l’emballage du produit.

En savoir plus :
–    Plaquette «les abeilles butinent»
–    Note nationale BSV « L’abeille, une alliée pour nos cultures : protégeons-là ! »

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Protocole : Organismes techniques

Les suivis AuxiMore sur la station Arvalis de Boigneville (91)

La station de Boigneville accueille cette année plusieurs expérimentations de suivi de la faune auxiliaire dans le cadre du projet AuxiMORE. Nous avons choisi six parcelles qui présentent entre elles des différences de conduites culturales.

2 parcelles en système biologique
2 parcelles en conduite raisonnée
2 parcelles en conduite Mach 2 (optimisation du temps de travail)
Sur les six parcelles suivies, toutes semées en blé tendre d’hiver, nous avons mis en place les protocoles élaborés d’AuxiMORE : pots Barber, planches à invertébrés et cuvettes jaunes.

Une planche à invertébrés

Enfin, 2 couples de pièges cornet ont été installés, dans les aménagements d’une parcelle bio et d’une parcelle Mach 2.

Un couple de pièges cornet prêt pour la récolte

L’installation de ces protocoles permettra d’appréhender et de décrire la faune présente sur les parcelles, et ainsi de démarrer une comparaison des différents systèmes vis-à-vis des populations bénéfiques (auxiliaires de cultures, pollinisateurs…). Tous ces pièges sont relevés de manière hebdomadaire. Les relevés ont commencé le mardi 6 mai, et les premières observations semblent concluantes. Il faudrait juste que les mulots arrêtent de venir se suicider dans mes pots, ça perturbe les données !

Un pot Barber qui n’attend que moi

Voilà pour le moment en ce qui concerne les expériences mises en place sur le site de Boigneville. Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Antoine MARTIN – Arvalis

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Auxiliaires

Suivis des parcelles en Picardie

Cette année la Chambre d’Agriculture de Picardie a suivi 14 parcelles, de mi-mai à fin juin :

  • 7 agroforestières en protocole élaboré
  • 4 dites « témoins » en protocole élaboré
  • 3 en protocole simplifié

 

La partie terrain est terminée…

Les systèmes de piégeage mis en place sont : les pots Barber, les planches à invertébrés terrestre, les cuvettes jaunes, ainsi que les pièges cornet. Nous avons donc pu récolter pas moins de 72 pots Barber par semaine, 42 planches, 24 cuvettes jaunes et 28 pièges cornet… soit 744 flacons récoltés au total !

Le suivi de ces parcelles s’est terminé sous le soleil, la semaine dernière, mais le travail n’est pas fini puisqu’il faut maintenant déterminer les milliers de petites bêtes piégées durant les 6 semaines de suivis.

… place à l’identification en labo

En plus de ce réseau, 8 agriculteurs picards se sont investis dans le projet en se proposant de suivre une de leurs parcelles avec les protocoles simplifiés Auximore de leur choix. Nous les remercions vivement pour leur implication et espérons qu’ils seront encore plus nombreux les années à venir.

Clélia Flourez – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

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Auxiliaires

L’enseignement agricole travaille pour la biodiversité !

L’appel à projets BiodivEA « Biodiversité dans les exploitations agricoles » a été initié en 2010, dans le cadre du partenariat entre les Ministères de l’agriculture et de l’écologie, dans l’objectif de renforcer la mobilisation de l’enseignement agricole sur la thématique de la biodiversité.

Les établissements d’enseignement agricole (EPL) et leur exploitation constituent des lieux privilégiés pour travailler sur la problématique des interactions agriculture et biodiversité. Déjà sensibilisés et actifs sur cette question, ces EPL peuvent développer dans le cadre de BiodivEA des projets de démonstration et d’expérimentation sur cette problématique, à l’échelle de leur territoire. Ce thème transversal constitue un support pertinent pour impliquer largement la communauté éducative, décloisonner les disciplines et filières de formation, et développer des partenariats.

18 EPL sont ainsi engagés dans des projets centrés sur les problématiques et enjeux spécifiques au territoire, et comportant un volet national (participation à l’Observatoire Agricole de la Biodiversité). Les thèmes sont variés et permettent d’expérimenter des outils d’étude et d’évaluation de la biodiversité en agriculture, en vue de mutualiser ces expériences et les résultats obtenus.

Depuis 2012, des actions plus approfondies prolongent ces travaux, en lien étroit avec les acteurs de la recherche et du développement, sur les thématiques suivantes : diagnostics globaux, infrastructures agro-écologiques, prairies, auxiliaires, pollinisateurs, sols, messicoles. L’objectif est à terme de fournir des ressources opérationnelles aux acteurs du conseil et de la formation sur la question des interactions agriculture et biodiversité, dans une logique globale de capitalisation, mutualisation et diffusion d’outils.

Dans ce cadre, la Bergerie Nationale a noué des relations avec les acteurs du projet AuxiMORE, pour promouvoir les échanges entre les EPL engagés dans l’étude des auxiliaires sur leur exploitation en grandes cultures et les partenaires d’AuxiMORE. Ces EPL bénéficient des réflexions et des outils mis en œuvre dans le cadre d’AuxiMORE, et constituent des sites d’observation qui viennent nourrir ce projet. La Bergerie Nationale assure la mutualisation et la capitalisation des travaux menés et des résultats obtenus sur ces EPL.

L’animation nationale de l’opération BiodivEA est assurée par le réseau « Biodiversité » de l’enseignement agricole, 3 établissements nationaux d’appui : Agrocampus Ouest Beg Meil, SupAgro Florac et la Bergerie Nationale, et l’ACTA, et en relation avec les acteurs de la recherche et du développement.

Emilie Kolodziejczyk – Bergerie Nationale

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Auxiliaires

Une Publication sur les Entomophage en grande culture

Entre 2009 et 2011, Arvalis – Institut du végétal a animé le projet CAS DAR « Les auxiliaires entomophages en grandes cultures : diversité, service rendu et potentialité des habitats » avec l’appui de la Chambre régionale d’agriculture de Picardie.

Ce projet est un peu le grand frère d’AuxiMORE, puisqu’il s’intéressait à :

  • La participation des grandes cultures au maintien de la diversité des familles de Carabidés et Syrphidés ;
  • l’effet des pratiques agricoles et aménagements sur ces familles ;
  • et leur rôle de régulation des populations de ravageurs dans des contextes paysagers différents.

Concrètement, trois régions françaises (Rhône-Alpes, Centre – Ile-de-France, Picardie)  ont accueillis différentes expérimentations. Il y a eu donc 45 parcelles de suivis.

Après ces trois années de travail, des résultats ont été obtenus sur la diversité des espèces rencontrées en milieu agricole de grandes cultures et l’effet des pratiques agricoles ou des aménagements sur ces différentes communautés. Un article scientifique vient juste d’être publié et présente les résultats du projet.

Si vous souhaitez lire cet article il vous suffit de suivre ce lien : Les entomophages en grandes cultures : diversité, service rendu et potentialité des habitats

Vous pouvez aussi trouver d’autres informations concernant ce projet sur le site des Chambres d’agriculture de Picardie : projet entomophages

A bientôt

Marie Debandt – Chambre régionale d’Agriculture de Picardie

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Auxiliaires

Les premières idées pour le site AuxiMORE

Nous réfléchissons en ce moment à la création d’un “mini-site internet responsive”… il s’agit d’un site qui a la particularité de s’adapter automatiquement à l’écran sur lequel on le consulte. Il est donc très agréable d’y naviguer aussi bien à partir de son ordinateur que de sa tablette ou de son smartphone.

Notre objectif : permettre à l’agriculteur de pouvoir accéder facilement aux informations Auximore, quel que soit l’endroit où il se trouve (au bureau ou dans ses champs).

Voici les services en ligne que nous avons pensés lui mettre à disposition :

– reconnaissance des insectes à l’aide de photos

– consultation des protocoles de suivi des insectes (qu’est ce que je dois regarder, comment je peux les piéger…) avec des vidéos et des fiches (pdf) à télécharger

et bien sûr des contacts, liens utiles, notamment un lien vers le blog pour y publier une photo prise avec son smartphone par exemple, poser des questions si besoin…

Auriez vous d’autres idées ? SI oui, n’hésitez pas à nous en faire part dès maintenant, toutes les suggestions sont les bienvenues !

et nous essaierons de les prendre en compte dans la mesure du possible …

Corinne Lescaudron – Chambre Régionale d’Agriculture de Picardie

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Auxiliaires Ravageurs

Des nouvelles sur les systèmes de cultures innovants

Après vous avoir donné des nouvelles de l’ACTA concernant la tâche 1, en voici sur la tâche 3 !

Cette dernière est la deuxième partie de mon stage de fin d’étude. Elle est en lien direct avec la 1ère. En effet, les données bibliographiques de la BDD construite dans la tâche 1 vont être utilisées afin de concevoir des systèmes de culture innovants, ainsi que des arbres décisionnels avec l’outil DEXi (tâche 3.2). Ces derniers seront envisagés à trois échelles : experts, conseillers et agriculteurs.

C’est en collaboration avec l’INRA de Nancy que l’ACTA réalisera ceci. Les arbres de décision évalueront des systèmes de culture en termes de « potentiel auxiliaires » et de pression en ravageurs. Les données d’entrée dont l’outil a besoin sont les pratiques culturales, l’environnement de la parcelle et ses aménagements paysagers.

Bien évidemment, les arbres ne porteront pas sur tous les ravageurs et auxiliaires existants en grandes cultures. Seuls certains d’entre eux ont été sélectionnés par le groupe de travail, en fonction de leur grande nuisibilité ou de l’importance de leur rôle de régulation. Concernant les ravageurs, ce sont les pucerons d’automne et de printemps, les limaces, les taupins, la pyrale, la chrysomèle, et pour les auxiliaires, les micro-hyménoptères, les carabes, les syrphes et les araignées.

Le groupe de travail réalisera au départ des arbres les plus détaillés possibles puis il les simplifiera afin qu’ils soient accessibles aux conseillers et agriculteurs.

Une rencontre entre l’ACTA et l’INRA de Nancy a eu lieu mi-mai afin d’initier la création des arbres.

Laura Bruchon, stagiaire à l’ACTA

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Auxiliaires Protocole : Organismes techniques

Pourquoi les outils d’évaluation de systèmes ?

Les outils d’évaluation multicritères développés dans le projet AuxiMore ont pour but d’aider les opérateurs de terrain (agriculteurs, conseillers agricoles, …) à juger du potentiel d’accueil en auxiliaires d’une parcelle. Les insectes concernés sont les syrphes, les micro-hyménoptères parasitoïdes de pucerons, les coccinelles, les chrysopes et les carabes ainsi qu’un ravageur, les limaces.

A l’aide de ces outils, il sera facile de réaliser de nombreuses simulations de changements de systèmes et d’en estimer les conséquences vis-à-vis des auxiliaires. Ces évaluations pourront servir aussi bien à un agriculteur particulier souhaitant changer ses pratiques qu’à l’animation de groupes de réflexion.

Au travers des diverses simulations réalisées, chacun pourra évaluer ses nouveaux projets et choisir ceux qui conviennent le mieux.

Vous pouvez voir ci-dessous un exemple de modification d’un système de culture et de ses aménagements à partir d’une évaluation du potentiel d’accueil en syrphes.

Exemple de modification d’un système de polyculture élevage appuyé sur l’évaluation du potentiel d’accueil en syrphes d’une parcelle située en Bretagne :

Ci-dessus, vous pouvez voir une représentation du potentiel d’accueil global de syrphes initial d’une parcelle (en haut, t0), après une première modification du système, qui consistait à diminuer l’utilisation d’insecticides (au milieu, t1), et après une seconde modification caractérisée par la mise en place d’une bande enherbée (en bas, t2). Puis ci-dessous, vous avez en parallèle un radar représentant les facteurs influençant chacun de ces potentiels d’accueil.

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Auxiliaires

Quel contenu pour des arbres de décision « carabes » construits par fouille de données ?

L’objectif des indicateurs construits dans le cadre de la tâche 3 du programme Auximore est de prévoir les effets des pratiques agricoles et de gestion du paysage sur divers auxiliaires des cultures tels que carabes, syrphes, hyménoptères parasitoïdes et chrysopes.

En parallèle des indicateurs construits à partir de l’analyse multicritère avec des outils du type Dexi, il est possible d’établir un autre type d’arbres de décision complémentaires, à condition de disposer d’une base de données suffisamment fournie en résultats expérimentaux. Ainsi, a-t-on appliqué à la base de données du Casdar Entomophages des méthodes de fouille de données telles que l’analyse de classification hiérarchique. Il en a résulté divers arbres de décision qui permettent non seulement de prévoir une abondance ou une richesse spécifique totale en carabes, mais également une abondance selon leur classe de taille (petit, moyen ou gros) ou de leur type de régime alimentaire (carnivore, phytophage).

Reste à tester la sensibilité et à valider ces arbres de décision, notamment sur leur valeur d’usage. Pour cela, des tests en présence de conseillers agricoles sont prévus à l’automne.

Françoise Lasserre-Joulin – Université de Lorraine/INRA Nancy